• Le guide

    de l’alimentation

    végétalienne

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    Les tutos pour remplacer les aliments
    qui exploitent les animaux

    Devenir vegan, c’est simple !

    Changer ses habitudes pour en prendre de meilleures

  • Remplacer la viande et le poisson

    Supprimer la viande et le poisson de son alimentation est le premier pas à faire lorsque l’on choisit de devenir vegan.

    Nombreux sont ceux qui sont effrayés par les carences, ou le manque de protéines, que l’on associe injustement au fait de manger de la viande et du poisson.

    Ces idées préconçues sont tout à fait fausses !

    En effet, tous les éléments essentiels à une bonne santé sont présents dans les végétaux.

    Le mythe des protéines

    « Nous avons besoin de manger de la viande pour ne pas manquer de protéines ». Faux !

    En réalité, dans nos pays industrialisés, nous risquons plus de souffrir d’une surconsommation de protéines, plutôt que d’un manque. Cette surconsommation peut entraîner de sérieux problèmes rénaux, une déminéralisation des os, de graves maladies cardio-vasculaires et un risque accru de développer un cancer.
     

    Une étude publiée en 2014 aux Etats-Unis a d’ailleurs révélé que les personnes consommant une grande quantité de protéines animales présentaient un taux de mortalité plus élevé de 75% par rapport aux personnes n’en consommant pas.

    Cette mortalité est notamment causée par un risque accru de décès par cancer (4 fois supérieur). (Etude menée par 16 chercheurs américains sur 6000 sujets pendant 18 années consécutives)

    La quantité de protéines recommandée par jour s’échelonne entre 50 & 60 g pour un adulte (moins pour les enfants).

     

    Nous trouvons largement cette quantité dans une alimentation végétale équilibrée :

    Céréales : riz, blé, semoule, avoine, millet…

    Légumineuses : lentilles, haricots, pois chiches, soja (et tous les produits dérivés du soja, comme le tofu)

    Fruits oléagineux : noix, noisettes, amandes…

    Graines : quinoa, graines germées…

    Légumes et fruits

    Il a longtemps été affirmé que pour pouvoir se procurer les 8 acides aminés essentiels dont nous avons besoin pour rester en bonne santé, les végétaliens devaient mélanger légumineuses et céréales dans un même repas.
    Pourquoi ?

    Car deux acides aminés ne se retrouveraient pas dans tous les végétaux :

    la lysine serait absente des céréales, et la méthionine des légumineuses.

    Or les nouvelles recherches montrent aujourd’hui qu’il n’en est rien. La lysine et la méthionine existent respectivement dans les céréales et les légumineuses mais en quantités non suffisantes pour remplir les apports journaliers recommandés à moins d’en consommer en très grandes quantités.

    Ce qui est nécessaire c’est d’avoir une alimentation variée, basée sur les légumes, les légumineuses et les céréales, mais sans nécessité de les consommer lors du même repas.

    Ces deux acides aminés se retrouvent d’ailleurs dans de nombreux autres aliments végétaux :
    La lysine se trouve dans les haricots secs, les lentilles, le chou-fleur, les haricots verts, les carottes, les pommes de terre, le riz complet, les pommes, les fraises, les oranges, le germe de blé, la farine de soja, la levure de bière.
    La méthionine se trouve dans le chou-fleur, les carottes, les pommes de terre, les choux, les noix, le maïs complet, le riz complet, l’orge complète, l’avoine complète, la farine de blé, la farine de soja, la levure de bière, le germe de blé.

    La théorie de la combinaison de protéines :

     

    L’Association Américaine de Diététique, tout comme l’Association Canadienne de Diététique, deux institutions indépendantes dont les avis font autorité dans le domaine de la nutrition, le confirment :

    « Les protéines végétales peuvent à elles seules répondre aux besoins nutritionnels si une alimentation végétale variée est consommée et que les besoins en énergie sont satisfaits. Les recherches indiquent qu’un assortiment d’aliments végétaux mangés au cours d’une journée peut apporter tous les acides aminés essentiels et assurer une absorption et une utilisation appropriées de l’azote chez des adultes en bonne santé ; par conséquent, il n’est nullement besoin de consommer des protéines complémentaires dans un même repas » (Position of the American Dietetic Association and Dietitians of Canada – Journal of the American Dietetic Association, juin 2003, vol. 103, no 6, 748-765).

    Les protéines sont… partout !

    A moins d’être anorexique, il est impossible dans nos pays où nous pouvons avoir accès à tous types de nourriture, d’être en manque de protéines.

    Les végétaux suffisent donc amplement à nous fournir nos portions de protéines journalières, ce que ne démentiront pas les grands sportifs vegans :

     

    Patrick Baboumian : « l’Homme le plus fort du monde »
    Matt Frazier : Coureur de haut niveau

    Frank Medrano : Bodybuilder

    Jon Venus : Bodybuilder

    Torre Washington : Bodybuilder

    Brendan Brazier : Triathlète, Ironman

    Emmanuel Lassalle : Athlète, Marcheur de grand fond

    Jim Morris : Bodybuilder

    Fiona Oakes : Marathonienne

    OU TROUVER LE FER ?

    Le fer est un oligo-élément naturellement présent dans l’organisme. Il en assure le bon fonctionnement en permettant la formation des globules rouges qui véhiculent l’oxygène dans le sang et le distribuent à tout le corps.

    On distingue 2 types de fer :

    • Le fer d’origine animale, contenu dans la viande, le poisson, et les produits laitiers (fer héminique)
    • Le fer d’origine végétale, présent dans les fruits, légumes, et céréales (fer non héminique).

    Si le taux de fer dans le sang est important, et à surveiller, n’avoir aucun apport en fer d’origine animale ne provoque aucune carence, aussi longtemps que l’on veille au quotidien à intégrer dans son alimentation des végétaux riches en fer. L’anémie, fréquente au sein de nos populations, ne concerne pas plus les végétaliens que les omnivores. Il faut noter également que, s’il est indispensable, le fer peut aussi devenir un poison lorsque présent en trop grande quantité dans l’organisme. Les apports nutritionnels en fer sont, selon les recommandations, de 15 mg / jour pour une femme adulte, et de 8 mg / jour pour un homme adulte.
    L’anémie, carence sévère en fer, touche davantage les femmes que les hommes du fait de leur cycle menstruel. Elles doivent donc être plus vigilantes concernant leur alimentation afin de s’assurer un apport régulier en fer, volatile, puisque non synthétisé par le corps.

    Les aliments qui suivent, consommés au quotidien, vous apporteront tout le fer dont vous avez besoin :

    • Épinards, bouillis de préférence (3,6 mg / 100 g + vitamine A)
    • Petits pois, haricots verts, brocolis
    • Cresson
    • Lentilles (3,3 mg / 100 g)
    • Quinoa
    • Haricots blancs
    • Pois chiches (également riches en vitamines A, B6, E, K, C, et calcium)
    • Pains et céréales à grains entiers, germes de blé
    • Ortie
    • Graines de sésame (14 mg / 100g + Vitamine E)
    • Graines de citrouille
    • Spiruline
    • Persil
    • Tofu (5 mg / 100 g)
    • Noix
    • Amandes
    • Raisins secs
    • Figues séchées
    • Betterave
    • Avocat
    • Haricots de soja (4 mg / 100g)
    • Cassis (1,3 mg / 100 g), groseilles.
    • Fruits secs (raisins, pruneaux, dattes, abricots…).
    • Pommes de terre bio consommées non pelées
    • Céréales de type muesli aux fruits secs et graines entières

    A cette liste, non exhaustive, ajoutons un superaliment : la Dulse.

    Une algue rouge, à consommer finement hachée ou en paillettes dans des préparations culinaires, ou tout simplement saupoudrée sur une salade.

    18 fois plus riche en fer que… le bœuf !

    Améliorer l’absorption du fer :
     

    La vitamine C, lorsque combinée à des aliments riches en fer, permet d’optimiser son assimilation. Ainsi l’apport en fer d’une salade quinoa / pousses d’épinards sera démultiplié si vous y ajoutez quelques quartiers de pamplemousse ! Un filet de citron dans une sauce salade, la consommation d’un fruit riche en vitamine C (kiwi, orange, fraise, petits fruits rouges…) en fin de repas fonctionnent aussi.

     

    Ces conseils n’ont qu’une valeur informative générale et ne se substituent pas à un avis médical

    OU TROUVER LES OMEGA 3 ?

    Certains s’inquiètent car ils pensent qu’en arrêtant de consommer du poisson, ils n’auront plus assez d’apports en Omega-3. Les Oméga-3 sont réputés pour avoir des vertus anti-cancer, cardioprotectrices, et pour réguler les humeurs.

    S’il est vrai que ces acides gras polyinsaturés sont présents en grandes quantités dans certains poissons, on les trouve également dans de nombreuses sources végétales :

     

    Les graines de chia : Les graines de chia sont la plus haute source d’oméga-3 végétale. L’huile de chia contient 65 % d’oméga-3. Les graines peuvent être mangées entières ou moulues, selon les préférences.

     

    Les graines de lin : Le lin est une importante source végétale d’oméga-3. Une seule cuillerée à soupe apporte 2 gr d’Oméga-3. Vous pouvez les saupoudrer sur vos légumes, compotes, salades, ou les incorporer dans vos pains et gâteaux. A savoir : l’huile de lin est réservée à l’assaisonnement, il ne faut pas la faire chauffer.

     

    Les graines de chanvre alimentaires et huile de chanvre : Avec 17 % à 19 % d’oméga-3, l’huile de graines de chanvre est riche en oméga-3 facilement absorbables par l’organisme.

     

    Le colza (graines, huile) : L’huile de colza serait la meilleure huile à consommer au quotidien, avec l’huile de noix et l’huile d’olive. Le conseil donné est de varier les huiles en alternant entre ces trois huiles et éviter les huiles riches en oméga-6 (tournesol, maïs, soja, pépins de raisin, arachide).

     

    Les légumes verts : Les légumes verts à feuilles (mâche, chou, laitue…) sont une bonne source d’oméga-3.

     

    Le Soja : Sous forme de lait, crème ou tofu, le soja est un apport facile en Oméga-3.

     

    Les micro-algues : Faciles à ingérer sous forme de compléments alimentaires, il s’agit de l’algue rouge Crypthecodinium cohnii et de la micro-algue Schizochytrium.

     

    LE CAS DE LA B12

    La vitamine B12 est essentielle au bon fonctionnement du cerveau, du système nerveux et à la formation du sang. Un apport trop faible en vitamine B12 peut causer de l’anémie et entraîner la dégradation du système nerveux, voire des maladies cardiaques graves.

     

    Or, la B12 est la seule vitamine qui n’est pas présente dans les végétaux, il est nécessaire pour toute personne ayant une alimentation strictement végétalienne de se supplémenter en prenant des compléments alimentaires, et en consommant des aliments enrichis (laits végétaux, crèmes au soja, céréales pour petit déjeuner…).

     

    Vous pouvez choisir de vous supplémenter en choisissant de consommer, soit :
    • 1 µg de B12 trois fois par jour
    • 10 µg de B12 une fois par jour
    • 2 000 µg de B12 une fois par semaine.

    Plus d’informations sur la vitamine B12

    Par quoi remplacer la viande et le poisson ?

    Les simili-carnés :

    Dans cette catégorie, vous retrouverez les produits qui ont pour objectif d’imiter les produits carnés.

    La gamme est large : hachés, saucisses et steaks végétaux, nuggets végétal, préparations pour kebab, ou même encore charcuterie végétale !

    De nombreuses marques proposent des alternatives aux produits carnés.

     

    Le tofu, le seitan et le tempeh :

    Le tofu et le tempeh sont fabriqués à partir de soja, et sont d’incroyables alliés pour tous vos plats ! Vous pouvez notamment acheter du tofu déjà aromatisé (tofu fumé, à l'ail des ours, au curry, etc.).

    Quand au seitan (qui est constitué à base de gluten de blé), c'est un substitut carné qui a une texture proche de celle de la viande.

     

    Les protéines de soja texturées (PST) :

    Les PST se présentent sous la forme de morceaux à réhydrater (à laisser une trentaine de minutes dans l’eau), que vous pouvez ensuite faire cuire et incorporer dans vos plats. Ils sont généralement vendus dans des sachets ou en vrac dans des boutiques bio et sont très riches en protéines.

    Les substituts au poisson :
    Alors que les substituts à la viande ont gagné en popularité ces dernières années, les substituts au poisson sont encore assez méconnus. Des marques telles que Odontella, Soy, Lord of Tofu ou Sophie’s Kitchen commercialisent des substituts de saumon fumé ou de bâtonnets de poisson.

     

    Les algues sont également idéales pour remplacer les produits habituels, pour décliner les goûts et les textures et pour créer une diversité de plats.
    L’algue nori peut être mangée sous forme de feuilles ou consommées en tartinades. Très riche en protéines, elle contient beaucoup d’acides aminés essentiels, est faible en gras et est riche en minéraux.

    Le wakamé a une saveur légèrement sucrée mais également iodée, qui peut rappeler le goût de l’huître ou d’autres fruits de mer. Le wakamé peut s’acheter frais ou déshydraté, et il peut être utilisé dans les salades ou les soupes miso.

    Le kombu, ou encore kelp ou tali, est une algue brune originaire du Japon, utilisée dans les cuisines asiatiques, notamment dans les préparations de soupes. Sa saveur est iodée et fumée, et elle peut être mangée crue ou cuisinée.

    La dulse est une algue rouge que l’on peut saupoudrer sur les salades, ou incorporer dans des mayonnaises ou des sauces. Cette algue est notamment riche en vitamine C.
    La laitue de mer est une algue à la couleur verte qui peut être mangée crue ou cuite, elle est riche en vitamine C, en calcium, en fer et en magnésium ou encore en protéines.

    Le haricot de mer, riche en vitamine C, il a un goût iodé. Il peut se cuisiner avec des céréales, des légumes secs, des ragoûts de légumes, etc. Ils peuvent également être cuits à la poêle et frits.

    L’agar-agar est une algue qui est utilisée pour son pouvoir gélifiant, et qui n’a pas de goût. Utilisée en pâtisserie pour remplacer la gélatine (souvent faite à partir de poisson ou de porc), vous pouvez donc facilement créer de nombreux desserts et confitures.

    La spiruline, séchée en poudre, paillettes, flocons, gélules ou comprimés, elle peut être saupoudrée sur les salades et les préparations après cuisson. C’est une bonne source de nutriments.

  • Remplacer le lait et les produits laitiers

    OU TROUVER LE CALCIUM ?

    Contrairement à une idée largement répandue, le calcium ne se trouve pas que dans le lait et les produits laitiers. D’ailleurs il est aujourd’hui prouvé que la consommation de lait empêche au contraire la bonne absorption du calcium par notre organisme et est la cause de nombreuses maladies, dont l’ostéoporose (voir « devenir végétalien pour sa santé »).

     

    Aliments végétaux riches en calcium (pour comparaison, le lait de vache en contient 113 mg / 100 g) :

    Algues Wakamé : 1.300 mg / 100 g
    Tofu : 350 mg / 100 g
    Persil : 250 mg / 100 g
    Amandes : 250 mg / 100 g
    Epinards : 168 mg / 100 g
    Cresson : 210 mg / 100 g
    Chocolat : 105 mg / 100 g
    Brocoli : 76 mg / 100 g
    Haricots verts : 60 mg / 100 g
    Haricots blancs : 60 mg / 100 g
    Figues : 64 mg / 100 g
    Oranges : 52 mg / 100 g

     

    Apports quotidiens de calcium recommandés :

    Enfants : 800 mg / jour ,

    Adolescents : 1.200 mg / jour ,

    Adultes : 800 mg à 1.000 mg / jour
    Seniors : 1.200 g / jour ,

    Femmes enceintes : 1.000 mg à 1.200 g / jour

     

    Une façon très simple également de ne pas manquer de ce précieux élément : boire de l’eau minérale, surtout celles recommandées aux femmes enceintes, très riches justement en calcium.

    LES BOISSONS VÉGÉTALES

    Vous pouvez remplacer le lait d’origine animale par les laits végétaux, riches en calcium et en protéines et contiennent des vitamines A, B et E, du fer, des fibres, du magnésium, etc.

    Les modes de préparation et de cuisson restent les mêmes.

     

    Il en existe une grande variété, à vous de les tester et de trouver celui ou ceux qui vous plairont le plus.

    Les laits végétaux, en plus de présenter une gamme extrêmement étendue (riz, avoine, soja, amande, millet, orge, coco, épeautre…), sont parfaitement assimilables par l’organisme, et permettent de varier les plaisirs à l’infini, à boire tels quels ou en cuisine et pâtisserie.

     

    Pas besoin de commander sur internet ou de trouver une boutique vegan pour consommer du lait végétal : les grandes surfaces ont diversifié leur offre et proposent désormais des laits végétaux.

    LE YAOURT VEGETAL

    Rien de plus simple que de trouver des yaourts sans lait de vache dans nos supermarchés. Nombreuses sont les marques qui développent cette gamme de produits au lait de coco, lait d’amande, soja etc.

    Le choix est large et les goûts donnent envie.

    Du chocolat aux fruits rouges, et même nature, tout est fait pour satisfaire nos papilles et sans souffrance quelconque.

    LE BEURRE VEGETAL

    L’alternative la plus simple au beurre reste la margarine. Très facilement trouvable dans les hypermarchés, elle peut être utilisée pour vos tartines ou lors de la cuisson de vos aliments.

    Attention cependant à la composition : certaines margarines contiennent des arômes de lait.

     

    Si vous n’êtes pas un grand fan de margarine, vous pouvez vous tourner vers d’autres alternatives. Que ce soit pour vos préparations salées ou sucrées, vous pouvez utiliser des huiles végétales qui viendront remplacer le gras fourni par le beurre : huiles au goût neutre (de pépins de raisins, d’arachide, de tournesol), huile d’olive, huile de coco.

    LA CREME

    Les crèmes végétales se présentent sous la forme de briques que vous pouvez trouver dans des magasins spécialisés ou dans des grandes surfaces.

    Crèmes de riz, d'avoine, d’amande, de soja ou de coco, vous pouvez trouver des alternatives très facilement pour réaliser vos plats.
    Les crèmes végétales sont cependant moins grasses et souvent moins épaisses que les crèmes fraîches classiques. Pour remplacer la crème fraîche épaisse, vous pouvez vous procurer des spécialités au soja lactofermenté, qui n’est pas un produit laitier. Le tofu soyeux peut également offrir une consistance similaire à la crème fraîche une fois mixé, et peut être utilisé dans de nombreuses préparations, notamment pour préparer des appareils à quiche ou pour réaliser des cheesecakes.

    LES FROMAGES VÉGÉTAUX

    On trouve aujourd’hui des fromages végétaux d’aspect, texture et goût très convaincants, sur Internet, en boutiques vegan, en magasins bio et parfois même en supermarchés

     

    Différents types de fromages existent : du fromage frais à la fêta, en passant par le fromage à raclettes ou fondues ou encore le camembert, vous pouvez largement trouver de quoi agrémenter vos plats et continuer à cuisiner des gratins ou des salades aux saveurs méditerranéennes en été !

     

    Pour tous les goûts, le fromage vegan se décline donc sous de multiples formes :

    A tartiner, frais, aromatisés aux herbes, noix ; à gratiner ou faire fondre (similis « mozza », cheddar) ; en tranches pour donner du fondant à vos burgers et sandwiches ; en poudre ou râpé, pour saupoudrer (à goûter, le Vegan Parmesan Violife).

     

    Outre les fromages végétaux imitant les fromages au lait animal, vous pouvez également vous procurer de la levure maltée (flocons à saupoudrer dans les sauces, sur les gratins ou autres), dont le goût est assez unique, et qui viendra remplacer certaines préparations fromagères.

    Vous pouvez également essayer le tofu lacto-fermenté, dont la texture ressemble à celle de la fêta.

     

    Et pourquoi ne pas les faire… chez soi ?

    A base de lait ou yaourt de soja, d’oléagineux mixés, de tofu, de riz, les fromages végétaux, dont vous trouverez les recettes sur le net, sont personnalisables à volonté, tant au niveau du goût que de la texture. Miso, vinaigre, poudre d’ail, citron, levure de bière, herbes et aromates de votre choix, huile d’olive, noix, incorporés à l’appareil de votre préparation, ou saupoudrés en surface, rendent les possibilités créatives infinies !

    LES GLACES

    Deux options s’offrent à vous : les sorbets et les crèmes glacées vegan.

    Les sorbets sont habituellement préparés à base d’eau, de fruits et de sucres. Pensez tout de même à vérifier la composition afin d’être certain qu’aucun produit animal ne soit utilisé dans la recette. 
    Les glaces aux laits végétaux se trouvent de plus en plus facilement en supermarché (à titre d'exemple, les marques Alpro, Ben&Jerry's, Magnum, Picard, Petit grain, Gelatelli commercialisent des crèmes glacés 100% végétales en supermarchés)

    Attention, certains ingrédients ne nous évoquent pas instinctivement une origine animale, et pourtant…

    Voici quelques exemples d’ingrédients non végan :

    Caséine : protéine issue du lait
    Ichtyocolle : gélatine obtenue chez le poisson (vessie), présent dans certaines bières
    Suif : graisse animale fondue
    Présure : coagulant provenant de l’estomac des veaux
    Certaines applications telles que : OpenFoodFacts vous aide à savoir si votre produit est vegan ou non en scannant le code barre de l’article.

  • REMPLACER LES ŒUFS

    Pour vos préparations culinaires, le tableau ci-dessous vous indique comment remplacer les œufs :

    Pour les plats salés comme pour les pâtisseries, il est tout à fait possible de remplacer les œufs et de réaliser de délicieux petits mets.

    Les fécules apportent un rôle de liant dans une recette, mais permettent également d’alléger une pâte. Il existe plusieurs types de fécules (maïzena ou fécule de pomme de terre, arrow-root, fécule de maïs, etc.) qui peuvent être utilisés dans les gâteaux ou encore les quiches.

    La compote de fruits est un très bon remplaçant des œufs dans les préparations sucrées : il n’est pas rare de voir de la compote de pomme dans un gâteau au chocolat.
     
    Le soja, sous différentes formes, est une aide précieuse en cuisine quand il s’agit de remplacer les œufs. Tofu ferme pour les omelettes, tofu soyeux pour la mayonnaise ou les quiches, ou encore yaourt de soja dans les gâteaux, etc.

    Le jus de pois chiches, appelé aquafaba, va venir remplacer le blanc d’œuf battu. Pour réaliser des mousses, meringues, ou encore macarons, il vous suffit de récupérer le jus de pois chiches d’une boîte de conserve, et de le monter au batteur pour obtenir une mousse ferme au goût neutre ! Avec du jus de citron ou du sucre glace, vous pourrez réaliser une mousse au chocolat ou de la meringue.

    Manger des œufs n’est pas une nécessité pour être en bonne santé.

    Certes, ils contiennent des protéines, de la vitamine D et de la B12, mais nous pouvons aisément trouver ces éléments dans l’alimentation végétale et pour la B12 la prendre en complément alimentaire (nécessaire d’ailleurs pour les végétaliens).

    Au contraire, les œufs peuvent présenter des risques pour la santé :

    • Contamination par la salmonelle
    • Graisses saturées, cholestérol, maladies cardio-vasculaires
    • Risque accru de développer un cancer du côlon, du rectum ou de la vessie. Le risque de cancer de la prostate peut augmenter jusqu’à 81 % pour les hommes qui mangent plus de 3 œufs par semaine (selon une étude de la Harvard School of Medicine).
  • REMPLACER LE MIEL

    L’homme n’a pas besoin de miel pour sa survie, il peut tout à fait s’en passer. En revanche, les abeilles ne peuvent survivre sans leurs réserves de miel, c’est pourquoi elles le produisent et tentent de le protéger coûte que coûte, risquant même leur vie.

    Essayez de voler le miel d’un essaim, celui-ci va le défendre farouchement, en attaquant le voleur et en le piquant. Or, les abeilles perdent leur dard lorsqu’elles piquent, car celui-ci étant relié directement à leur abdomen, leurs entrailles leur sont alors arrachées. Elles meurent inévitablement.

     

    La culture du miel par l’homme entraîne des souffrances chez les abeilles.
    Les ailes des reines sont souvent coupées afin de s’assurer qu’elles restent dans la ruche.
    Très fréquemment, les reines sont inséminées avec le sperme d’un mâle choisi dans une espèce particulière (espèce dont l’apiculteur espère préserver ou répandre les caractéristiques). Le sperme est collecté à l’aide d’une micro-seringue en décapitant le mâle et en pressant son abdomen afin d’obtenir une éjaculation complète. La reine, quant à elle, est anesthésiée et maintenue dans un tube de verre d’où dépasse l’extrémité de son abdomen, l’orifice génital étant maintenu ouvert par des écarteurs. La seringue est alors introduite dans l’orifice pour injecter le sperme choisi. Cette pratique entraîne donc automatiquement la mort du mâle, et très souvent également la mort de la reine, la manipulation étant extrêmement délicate.

    Une autre pratique utilisée est bien sûr l’enfumage, qui consiste à paralyser les abeilles pendant plusieurs minutes en les enfumant avec une fumée épaisse. L’enfumage met les abeilles en état de stress extrême, et les manuels d’apiculture indiquent qu’il vaut mieux éviter son renouvellement trop fréquent car celui-ci peut provoquer des risques d’intoxication irréversible.

    Les abeilles d’élevage sont fragilisées par leur concentration et les risques de contamination de maladies sont accrus. Lorsqu’une ruche est atteinte d’une maladie, le seul remède bien souvent utilisé par les apiculteurs n’est autre que… le feu. La ruche et ses habitants sont tous brûlés.

     

    Pour remplacer le miel et donc le laisser à ses propriétaires, à savoir les abeilles, vous pouvez utiliser : le sirop d’agave, le sirop d’érable, le sirop de manioc.

    D’autres alternatives comme du miel de pommes se développent, ou encore des sirops de fleurs comme la lavande ou le lilas.